samedi 22 mai 2010

A la manière de Tomi Ungerer...

Dans Clic-Clac, un livre qui s'adresse aux enfants autant qu'aux adultes, Tomi Ungerer(oeuvres 1 et 2 ci-dessous) reprend un procédé des surréalistes comme Max Ernst(oeuvre n°3) et qu'a utilisé aussi Jacques Prévert (oeuvres n°4 et 5):il associe à un dessin à l'encre de Chine un collage, le plus souvent des photos d'objets quotidiens pour créer des univers étranges , insolites et absurdes.





Comme les élèves de 6e 4 ont visité le musée Tomi Ungerer jeudi, leur professeur d'art plastique et leur professeur de français ont voulu s'associer pour un petit travail: réaliser des dessins à la manière du peintre alsacien et écrire à partir de ceux-ci. La deuxième étape était de trouver une histoire de "métamorphose"...car les élèves étudient tous cette année le poète latin Ovide.Voilà le résultat, les élèves de soutien de 6e4 ont bien travaillé ce matin à partir du dessin de Maxime R. que vous reconnaîtrez facilement après avoir lu le récit!

Il était une fois un oiseau qui vivait paisiblement dans une forêt de Bretagne. Le temps des migrations arriva et il décida d’accomplir son grand voyage vers les pays chauds. En chemin, il survola les montagnes pyrénéennes et son regard fut attiré par un point lumineux. Il décida de descendre pour voir ce que c’était. L’atterrissage fut difficile, il percuta quelques branches et se blessa l’aile droite.
Ce point lumineux était en fait un feu autour duquel des chasseurs montagnards s’étaient retrouvés. Ces hommes le sublimaient avec un instrument étrange, une sorte de bâton qu’ils appelaient le bouffadou.
Sur le son des crépitements, les flammes aux couleurs cuivrées ocre, rubis mais parfois saphir dansaient sous les yeux émerveillés du volatile. Le spectacle était magique, il se prit à rêver que lui aussi pourrait peut-être un jour attiser un feu !
Il s’adressa alors au dieu Râ pour lui confier son souhait utopique. Mais c’était mal connaître le dieu zoocéphale-qui a une tête d'animal- ! Aussitôt dit, aussitôt fait. Le bec de l’animal se métamorphosa. A la place du bec apparut une sorte d’accordéon qui lui permit de souffler avec force. Le dieu Râ n’oublia pas de placer une feuille d’un arbre à la place de l’aile endommagée. Le petit oiseau un peu exigeant se permit tant qu’à faire de demander qu’on lui autorise à porter dans son plumage une invention des hommes qui l’aiderait à ne pas peiner lorsqu’il doit attraper sa nourriture…le vœu fut exaucé…




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