mardi 12 octobre 2010

Le mondial de l'automobile 2010

“L'Auto électrique” : un rallye semé d'embûches

(Article rédigé par Rémi R. 3è1)

Le samedi 2 octobre s‘est ouvert à Paris le mondial de l'automobile 2010. Connu à présent de tous, le projet de l'automobile électrique est la « star » de cet événement. Mais quelques obstacles majeurs sont encore à franchir.
⇒ Prix. Les véhicules électriques, « c'est utile ! », disent les uns, « écolo ! », disent les autres, mais un grave problème reste encore et toujours : le prix. « L'objectif, c'est que le prix d'achat et d'usage du véhicule électrique soit comparable avec celui d'un véhicule thermique [...] » déclare Thomas Orsini, directeur du buisness développement.
Le prix actuel d'un véhicule électrique est environ fixé à 30 000 € (5000 € bonus écologique déduit), ce qui revient environ 2,5 fois plus cher que leur équivalent thermique. L'avantage économique de ces engins sera surtout le prix du plein : 1,5 € les 150 km soit un centime le kilomètre : un prix dérisoire.

⇒ Batteries. C'est un enjeu crucial : comme le dit M. Igor Czerny, le directeur de la mobilité électrique d'EDF : « La voiture électrique, c'est une batterie, encore une batterie et encore une batterie ». En effet, pour approvisionner nos chères machines survoltées, des bornes seront placées et il faudra y « brancher » sa voiture pour faire le plein. Son coût ? La batterie serait proposée sous la forme d'un abonnement à partir de 72 € par mois, soit 864 € l'année. Les coûts devraient baisser dans deux ou trois ans grâce à la production en série. À l'heure actuelle, les batteries offrent 150 km d'autonomie, trois fois moins qu'une voiture thermique ; en moyenne, un Français roule 36 km en voiture par jour : une batterie tiendrait en moyenne quatre jours sans faire le plein. Mais lors des départs de vacances les 150 kilomètres font assez « juste ».

⇒ Écologique. Eh oui, c'est pourquoi la voiture électrique a été créée : l'émission de CO2 dans l'air. Contrairement aux pensées du commun des mortels, rouler électrique ne signifie pas rouler propre. En Chine, par exemple, 80 % de l'électricité provient des centrales à charbon, qui sont très émettrices de CO2. Renault a dû abandonner l'idée de « Zéro émission » au Royaume-Uni, jugée abusive. L'Ademe estime qu'une voiture électrique émet en moyenne 112 g de CO2 au kilomètre contre 153,34 pour une voiture thermique. Soit pas de grande différence.

« Ca va démarrer lentement » assure Christophe Cottard, responsable du projet du véhicule électrique chez PSA. Renault pense que 20 millions de véhicules électriques rouleront en France d'ici 2020 (actuellement 35 millions) soit 10% de la vente mondiale. Les problèmes seront – ils réglés d'ici là ?
http://www.mondial-automobile.com/Exposer/DatesHoraires.aspx