mercredi 19 janvier 2011

Histoire de soldat...


Vendredi 14 janvier, nous sommes allés voir la pièce « Le Soldat, le Diable et la Princesse » de Charles Ferdinand Ramuz, au Théâtre du Marché aux Grains, à Bouxwiller, spectacle proposé par la compagnie "Les acteurs de Bonne foi".

L'histoire.

Elle parle d'un pauvre soldat qui rentre chez lui et qui vend son innocence et son âme, représentées par un violon, au Diable apparu sous la forme d'un chasseur de papillons. Le soldat gagne en échange un livre qui permet de lire l'avenir, mais il doit apprendre au « vieil homme » comment se servir de l'instrument avant de retourner dans son village. Sa mère et sa fiancée ne le reconnaissent pas car il a passé 3 ans avec le diable au lieu de 3 jours.
Le soldat utilise son livre pour devenir riche mais il n'est pas heureux. Il veut alors retrouver sa vie d'avant et rencontre le Diable sous différentes formes ( un grand-père joueur de carte, une vieille femme, une bohémienne / cartomancienne, un diable / ogre mythologique, un vampire...). A chaque fois, le soldat est tenté mais le diable gagne toujours et finit par emporter le malheureux.
La « morale » à retenir est énoncée:
☻« Les seules choses qui font besoin ne coûtent rien »
☻ « Faut pas vouloir ajouter, à ce qu'on a, ce qu'on avait. / On ne peut pas être ce qu'on est et ce qu'on était »
☻ Et « Ce n'est pas la nourriture qui compte; c'est l'appétit. »

Nous retenons qu'il faut être modeste et se contenter de ce qu'on a. Sinon, le diable nous emportera...

La représentation:

Elle nous a apparu un peu compliquée:
– parce qu'on voyait les coulisses sur le côté et les acteurs qui se changeaient; plus des trois quarts d'entre nous n'ont pas apprécié;
– parce que 3 acteurs se passaient le rôle du soldat, ce qui était parfois confus;
– parce qu'on se demandait si les 3 musiciens faisaient partie du spectacle;
– parce que le « décor » était petit, une sorte de tableau sur lequel on voyait différents fonds/paysages (village, château..);
– parce que l'histoire était compliquée, surtout la fin que tout le monde n'avait pas bien compris sur le moment;
– parce qu'à un moment, un acteur est sorti, les lumières se sont rallumées, ce qu'on n'a pas compris.

En fait, il s'agissait de rappeler que c'était une histoire et que nous, dans la réalité, nous devions réfléchir et en tirer des leçons.

Par contre, nous avons aimé :
– la présence de vrais musiciens et les mélodies
– les mouvements et les danses, en particulier la princesse qui dansait, quand elle avait peur pendant le combat entre le soldat et le diable;
– le jeu des comédiens, très expressifs, avec l'utilisation des masques;
– les costumes colorés, en particulier ceux du Tentateur, avec le retour du rouge et du noir : le chasseur de papillon ou le vieil homme

On en garde le souvenir d'un bon moment.
Les élèves de 6°4

1 commentaire:

  1. Voilà un article intelligent : on voit bien que le théâtre peut être regardé et compris de différentes façons. Et bravo pour les photos.

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