lundi 17 janvier 2011

Les français tirent profit de la ruée mondiale sur le blé


Les exportations nationales vont atteindre un niveau record. Mais les stocks s'amenuisent très rapidement.
Le cours de la tonne de blé est ainsi très vite venu à son niveau de la veille, à 254€, un prix deux fois plus élevé que neuf mois plus tôt.
L'été 2010, une sévère sècheresse frappant la Russie, alors deuxième exportateur mondial, a conduit Moscou à déclarer, le 9 août, une interdiction sur ses ventes de céréales à l'étranger, provoquant une flambée des cours. Puis, les pluies diluviennes qui se sont abattues en novembre et décembre en Australie, sur le New South Wales et les spectaculaires inondations sur la région du Queensland, ont compromis la qualité des récoltes du pays, cinquième exportateur mondial, entraînant une nouvelle poussée des cours. Or, le Canada et Allemagne, pas épargnés par les précipitations, avaient déjà vu la qualité de leur propres récoltes être altérée : moins de blé de qualité meunière, servant à l'alimentation humaine, plus de blé fourrager, utilisé pour les animaux.
Cette situation bénéficie aux producteurs français. Ces derniers profitent de la défaillance des principaux fournisseurs en blé de qualité, pour signer des contrats avec les pays du Maghreb, l'Égypte et le Yémen, leur offrant un blé relativement plus compétitif que celui des Etats-Unis.
Au second semestre 2010, les ventes à ces pays se sont élevées à 5,626 millions de tonnes (la France a "récolté" plusieurs millions d'euros).
Source : Le Monde du 13/01/11
Geoffrey 3è

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