vendredi 15 mai 2015

O_O

Dans la nuit du 22 au 23 janvier 2015 a eu lieu le vol de la statue du collège du Bastberg de Bouxwiller. La statue de « la gardienne d'oies », hommage à Marie Hart , avait connu le même sort le 12 décembre 2006.

Quel point commun entre ces œuvres ?

Le bronze! En effet, ce ne sont pas des amateurs d'art qui rêvent d'étoffer leurs collections mais bien leur porte-monnaie. La tonne de bronze se monnaye environ 3200 euros !

« La petite sirène »

C'est ainsi que la statue volée était surnommée.Elle a été installée au collège dans les années 60 dans le cadre des « 1 % artistique ».Ce « 1% » est un dispositif qui consiste à prendre 1 % du budget de la construction ou de la rénovation d'un bâtiment public pour financer une œuvre d'art d'un artiste vivant. Notre statue a donc été commandée pour la création du collège du Bastberg. Les 4e1 du collège ont mené une enquête sur son identité mais il leur a été très difficile d'obtenir des renseignements sur elle...Le mystère perdure...Elle représentait une jeune fille nue sans nageoires ! Les élèves passaient à côté d'elle avec indifférence ou s'amusaient à la « maltraiter ». En hiver notamment, elle était victime de « bombardements »!En avait-elle assez ?

Les carottes sont cuites ?
Cet événement a été l'occasion pour les 4e1 de travailler sur la Vénus d'Ille, une nouvelle de Prosper Mérimée qui raconte l'histoire d'une statue antique qui prend vie. Ils ont alors imaginé une nouvelle fantastique qui raconterait la nuit du vol . (voir ci-dessous). Le vol a aussi servi de « poisson d'avril » car les journalistes d'Ekokoline ont fait croire à leurs camarades qu'une nouvelle statue allait être créée avec les moulages des visages des professeurs et des élèves. Il suffisait de s'inscrire au secrétariat pour y figurer! Aujourd'hui, à sa place, a été placée une marmite contenant des carottes, installation humoristique de notre nouvel agent Jean-Michel Rousseaux mais les élèves ne perdent pas espoir et pensent que les « carottes ne sont pas cuites ». A quand une remplaçante de « la petite sirène » ?



Concours de nouvelles...Autour de la disparition de la statue...le narrateur-personnage est le Principal du collège....

                                            Portée disparue

Dehors la tempête agitait les grands arbres. On entendait les hurlements du vent qui brisait les jeunes et fragiles branches. Anxieux, je regardai par la fenêtre. Des sachets plastiques volaient dans l’air, les arbres se courbaient dangereusement vers la bâtisse. Quelle nuit ! Ce vent sinistre de fin d’hiver risquait de ravager la cour en y semant des milliers de débris ! Il fallait pourtant dormir malgré l’angoisse de découvrir les dégâts le lendemain matin. Mais ce n’était pas seulement cela qui perturbait mon sommeil….Je songeais aux parents qui m’appelaient pour se plaindre des absences prolongées du professeur de français. Et le rectorat qui ne m’envoyait aucun remplaçant, comment pouvais-je régler la situation ? Je me recouchai.
Au moment où je sentais le sommeil me gagner, un bruit inhabituel attira mon attention. Ce devait être ce groupe d’élèves qui squattait perpétuellement près du parking des professeurs. Même le portail fermé, ils prenaient plaisir à venir discuter près du collège…celui-ci leur manquait-il tant ? Tout cela me parut toutefois étrange car, qui aurait voulu braver un tel déluge et à une heure aussi tardive ? Le bruit sourd que j’avais entendu se transforma alors en un grincement  continu qui s’insinua dans ma tête. Je me levai alors pour aller observer ce qui se passait par la fenêtre. La nuit était très sombre et la pluie n’arrêtait pas de tomber. Les mouvements brusques des branches m’empêchaient de voir distinctement. Pourtant, derrière le rideau de pluie, je crus apercevoir une ombre qui se levait doucement. Cette ombre semblait se mouvoir non loin de la statue du collège que je ne pouvais percevoir car elle se trouvait derrière un immense bouleau. Quelqu’un essayait-il de la subtiliser ? Soudain des grêlons s’abattirent dans un tintamarre assourdissant. La grille résonnait sous les coups des giboulées. Les grêlons avaient maintenant la taille de mon poing fermé, il était impossible de mettre un pied dehors. Quelqu’un s’en prenait peut-être à notre petite sirène, je ne pouvais rien faire et décidai de me recoucher.
A l’aube, un soleil froid inonda ma chambre. Je me réveillai en sursaut. Sans même prendre mon petit déjeuner, je me précipitai vers le collège. Si les branches jonchaient le sol, le portail ne semblait pas avoir souffert de cette apocalypse. Je tournai alors le regard vers l’emplacement de la statue, celle-ci manquerait aujourd’hui à l’appel ! Elle avait disparu !  Cette jeune fille de bronze accueillait les élèves depuis les années 60.  Les cheveux longs attachés derrière la nuque laissait découvrir un visage angélique. Ses jambes croisées, fines, au galbe gracieux et ses bras dénudés faisaient d’elle une déesse. Cela lui avait valu également le surnom de « petite sirène » car comme celle de Copenhague, elle était assise sur son socle comme si elle veillait sur le collège. Les élèves ne le lui avaient pas toujours bien rendu et régulièrement s’amusaient à la maltraiter. La période hivernale était la plus critique pour elle car elle était souvent la cible préférée pendant les batailles de boules de neige ! Elle ne connaîtrait plus les rentrées d’automne et les sorties de classe bruyantes…Je m’approchai alors pour essayer de voir si je pouvais distinguer des pas d’éventuels vandales qui auraient emporté notre statue mais quelle ne fut pas ma stupeur quand je découvris que les traces lourdement imprimées dans le sol n’étaient pas celles laissées par un adulte. Les empreintes étaient petites : des pieds d’enfant !


La plus grande partie de cette correction est tirée de la rédaction de Louise K. et quelques idées ont été prises des copies d’Anaïs S. et Cassandra H.Bravo les filles de 4e1!

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire