mardi 7 juillet 2015

CATHEDRALEMENT VÔTRE

Cathédralement vôtre.

Lundi 11 mai, les élèves des classes de 5ème 1 & 2 sont allés en sortie à Strasbourg.

Le matin, ils ont été divisés en 2 groupes :
- visite du musée Tomi Ungerer, en particulier le 1er étage avec l'exposition « Cathédralement vôtre », des dessins et autres caricatures de la Cathédrale de l'artiste alsacien.














Mais aussi des dessins de l'illustrateur Jonh How, e passé par Strasbourg et que la cathédrale a également fasciné. Cet ancien étudiant de l’atelier d’illustration à l’Ecole des arts décoratifs de Strasbourg s’est fait connaître pour ses décors au cinéma des trilogies de Tolkien, « Le Seigneur des Anneaux » et « Le Hobbit ». En 1987, dans son livre Cathédrale, il a illustré l’aventure fabuleuse du jeune Nathanaël qui découvre, ébloui, l’édifice emblématique de la ville : ses dessins, qui s’adressent autant au jeune public qu’aux adultes, ont été réalisés dans le style d’un réalisme fantastique nourri de l’imaginaire médiéval. L’artiste prête au musée une sélection de planches originales provenant de sa collection privée.




Enfin, dans la salle concernant l'horloge astronomique, une drôle d’œuvre animée du plasticien Daniel Depoutot.






- jeu de piste médiéval dans les rues du centre-ville à la recherche, sur les façades, d'animaux, comme la coquille Saint-Jacques au numéro 19 de la rue de l'Ail , ou de symboles comme la corne d'abondance pour le « poêle » du miroir de la corporation des marchands au 20 rue des Serruriers ou le rosier de l'enseigne du Musée Alsacien...

L'après-midi, ils sont montés sur la plate forme de la Cathédrale à 68 mètres de hauteur (328 marches).

 
La classe de 5°2... sans vertige!

Au pied de la tour qui fait encore plus de 40m


 Enfin, ils ont tournés entre 4 « ateliers » pour découvrir cet édifice :
- croquis avec Mme Elchinger
- l'histoire de la construction avec M. Colombo
- le bestiaire médiéval, sur les façades extérieures et à l'intérieur avec Mme Steinbach

Le chien du prédicateur Jean Geiler qui attend la fin du sermon.


- une cathédrale et des hommes, construction et décoration intérieure avec Mme Ottenwelter

L'homme le plus fort de la Cathédrale

Les vitraux des rois.

Les petits porteurs de la Cathédrale.


C'était une journée découverte chargée d'histoire, d'histoires et de symboles dont ils devraient se souvenir !

De retour, les élèves de 5°2 ont fait une synthèse dont voici un texte, une version d'un élève améliorée :

La Cathédrale de Strasbourg a plus de mille ans puisqu'on célèbre la pose de la première pierre cette année ; elle a longtemps été le plus haut édifice d'Europe ; elle a résisté au temps, aux tremblements de terre et aux guerres et elle est passée par tous les styles d'édifice religieux (ottoniens, romans, gothique...). Mais est-elle seulement un édifice religieux ?

Certes, Notre-Dame est d'abord un édifice religieux. En effet, on y célèbre la messe, les mariages les enterrements... On retrouve d'ailleurs encore des lieux d'offrande et des bougies que les croyants font brûler dans les bas-côtés. C'est aussi le siège d'un évêque, appelé la cathèdre, qu'on retrouve dans le chœur de la Cathédrale. De plus, à l'intérieur de l'édifice, il y a beaucoup d'éléments religieux comme les nombreuses statues et sculptures représentant , à l'intérieur ou à l'extérieur de la cathédrale, des saints, comme Saint Alexis au pied de la chaire, ou des personnages bibliques, tel Samson au bas de l'orgue ou Salomon au portail Sud. On peut enfin voir, partout, de nombreux symboles religieux comme le poisson, symbole des Chrétiens, sur la façade ou les rosaces à 5 pétales pour les 5 péchés capitaux.

Mais Notre-Dame n'est pas seulement un édifice religieux. En effet, la Cathédrale est aussi le symbole de la lutte entre religieux et bourgeois de la ville qui se disputent la réalisation de l'édifice pour le rayonnement de la ville. Par ailleurs, les scènes et statues de la Cathédrale ne sont pas toutes religieuses ; les vitraux du bas-côtés nord représentent les Rois de France, certes « choisis » par Dieu ; mais les sculpteurs représentent aussi les croyances des gens dans les animaux démoniaques/hybrides (griffons, dragons...) et des scènes de la construction de l'édifice comme les petits porteurs, qui rendent hommage à tous les corps de métiers qui sont intervenus pendant la construction, ou le passant sceptique qui attend toujours que le pilier « trop fin » de la Cathédrale s'écroule. De plus, la Cathédrale abrite des automates, dont le Rohraffe qui permettait à un employé de la ville de se moquer des fidèles pendant les longs sermons. Enfin, l'activité que l'on entretenait dans les bas-côtés était tout sauf religieuse : marchand, échanges, commerce...

Donc la cathédrale est à la base un édifice purement religieux mais, on l'a vu, elle a été « détournée » à des fins politiques et économiques, et reflète les croyances païennes de l'époque.

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